Un gouffre financier dont le contribuable fait les frais. Le rapport de la Cour des comptes du 22 septembre 2025 sonne le tocsin : France Télévisions vit au-dessus de ses moyens.
L’entreprise publique, financée par l’impôt, prévoit déjà un déficit de 40 millions d’euros en 2025, tandis que ses capitaux propres se sont effondrés, passant de 294 millions d’euros en 2017 à 179 millions en 2024.
Les relations coûteuses avec des sociétés de production privées sont l’un des talons d’Achille de cette société publique. Chaque année, France TV dépense plus de 420 millions d’euros pour acheter des programmes audiovisuels indépendants.
La Cour dénonce des marges excessives et un manque de transparence. Des audits systématiques ont permis d’obtenir des ristournes, mais les gains ont vite été annulés par l’inflation et les hausses salariales.
France Télévisions : les programmes plus coûteux qu’ils ne devraient l’être ?
Des émissions populaires comme Fort Boyard, Taratata, n’oubliez pas les paroles, Secrets d’Histoire ou C à vous ont été auditées à plusieurs reprises pour réduire la « marge » confortable des producteurs.
Malgré ces audits, les coûts demeurent élevés par exemple avec Un si grand soleil, le feuilleton quotidien de France 2 qui coûte entre 40 et 45 millions d’euros par saison pour 260 épisodes.
Pire encore, la production interne de France TV est plus chère que l’externe : la Cour estime le surcoût moyen à 10–15 %, et parfois plus du double pour le sport.
Là encore, c’est le contribuable qui paie la différence.
France Télévisions : la neutralité du service public remise en cause
S’ajoute à cela la montée en puissance de Mediawan, cofondé par Matthieu Pigasse, notamment actionnaire du Monde, du Nouvel Obs et de Télérama.
Le groupe a tissé des liens privilégiés avec France Télévisions : il produit C dans l’air (France 5), Ça vaut le coup (France 2), ou encore des films diffusés sur le service public.
Avec 166 millions d’euros de ventes de programmes (2021), Mediawan occupe désormais une place dominante.
Des « petits producteurs » dénoncent cette hégémonie et réclament plus de transparence sur l’attribution des commandes publiques.
Enfin, la proximité idéologique de certains dirigeants avec l’univers du politiquement correct suscite les critiques.
Ils occupent à la fois l’espace économique et culturel, façonnant une offre uniformisée, plus soucieuse de correspondre aux codes des « élites » médiatiques que de défendre la diversité d’opinion.
Cette concentration des moyens, financée par l’argent public, accentue le sentiment d’un entre-soi coûteux et déconnecté.
Et ce ballet des egos n’est pas près de s’arrêter : tant que les contrats seront mal maîtrisés et les producteurs surprotégés, le contribuable continuera d’éponger la facture.
3 réponses
Tous les services de l’etat ne sont actuellement pas en mesure d’expliquer la gabegie et pourtant ,c’est d’une simplicité enfantine.0 voitures de fonction alors que dans les armées il en existe une pour les commandants de division minimum ,le reste ce sont des voitures de service et la difference est enorme .Des salaires indecents et même ignobles au vu des petits retraités à 740€ par mois qui ne se chauffent pas et qui prennen t un seul repas par jour .Tout cela cautionné par mr Moscovici toujours enretard des evenements .La France n’est plus une republique mais une dictature bananiere.
Et que dire de Léa Salamé qui touche un salaire mensuel de 25 000 € pour enchaîner les bourdes à chaque JT ? Elle fait partie de cette gauche bien propre sur elle qui ne risque rien.
Bonjour à tous,
Des salaires disproportionnés, des émissions rereredifusées entre les chaines, des séries qui ont plus de 20 ans, voir beaucoup plus ça ne leur coute pas cher. La 2, la 3 et les autres que je ne regarde pas, nous gonflent en programmant les mêmes émissions sur plusieurs chaines à des horaires différents. Il faut privatiser toutes les chaines télévisuelles. Nous ne devons plus payer pour des émissions que nous ne regardons pas.