Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Patrimoine public : un actif écrasé par la dette

© Shutterstock / Sissoupitch
Le site Fipeco a consacré une fiche aux actifs des administrations publiques. Elle révèle que l’État français ne manque pas d’actifs mais que ceux-ci sont largement immobilisés, difficiles à valoriser et progressivement minorés par la marée des passifs.

Selon les chiffres de Fipeco, le patrimoine non financier des administrations publiques se montait à 2 821 milliards d’euros fin 2024, soit 96,6 % du PIB, en légère baisse par rapport aux 99,4 % de 2023.

Ce pactole est composé à 37 % de terrains bâtis – les espaces naturels étant valorisés à zéro – à 36 % d’ouvrages de génie civil et pour 14 % de bâtiments non résidentiels. Les collectivités locales concentrent 68 % de ces actifs.

Autre pan de la richesse nationale, les actifs financiers publics s’établissaient pour leur part à 1 626 milliards d’euros (55,7 % du PIB).

Ce portefeuille de placements comprend plusieurs poches dont 42 % d’actions, 14 % de liquidités et 11% de crédits.

Notamment tiré par la valorisation des participations de l’État, la surface de ces actifs financiers a progressé de 33 milliards sur un an, relève Fipeco.

Mais l’avenir ne s’écrit pas en rose. Car, face à ce gisement patrimonial, les passifs explosent.

La dette (au sens de Maastricht) atteignait 3 305 milliards d’euros (113,2 % du PIB) en 2024 et l’ensemble des passifs (en valeur de marché) représentaient 3 815 milliards, soit 130,7 % du PIB.

Résultat, le patrimoine net de l’État est tombé à 633 milliards d’euros (21,7 % du PIB) contre 60 % en 2007.

Dans le détail, l’État central affiche un patrimoine négatif de 1 329 milliards tandis que les collectivités locales sont beaucoup plus solides grâce à la générosité des contribuables locaux qui fournissent une partie des capitaux requis pour investir ou assurer le service de la dette.

Ce sont les collectivités locales qui portent aujourd’hui la majeure part des actifs réellement mobilisables.

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3 réponses

  1. On se rend compte que les avoirs sont inférieurs à la dette ! C’est à dire que si le secteur public était traité comme les citoyens, si un huissier venait saisir, il n’y aurait pas assez pour rembourser la dette !! On voit là les limites de nos dirigeants, pire, l’incompétence de ces derniers.

  2. et surtout la forfaiture de ces derniers, profiteurs pour la plupart commensaux de la Nation qu’ils ont pourtant pour mission de diriger d’une manière désintéressée.
    Alors même que ce devrait être à l’État et à l’État seul de gérer sainement le patrimoine collectif.
    Cela est une responsabilité régalienne comme celle de prendre en charge les personnes handicapées mentales; non, il faut au contraire que ce soient des initiatives privées qui pallient les carences de l’État.

  3. Inutile de parler de patrimoine actif, si on ne parle pas du passif ? Combien coute l’entretien des eglises châteaux et autres monuments. Quelques uns sont des vrais tresors historiques, mais la plupart ?…

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