Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique, plus de 3 millions de ménages, environ 7 millions de personnes, ont du mal à payer leurs factures et cette situation va empirer.
Investissements massifs, soutien aux renouvelables, soutien au biométhane : derrière l’ambition verte, c’est un choc durable sur le pouvoir d’achat des ménages que le gouvernement a mis sur les rails avec la troisième Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3), décrétée en février 2026. La PPE fixe la trajectoire énergétique de la France pour la période 2026-2035.
PPE 3 : nucléaire et renouvelables, un pari sur la facture.
Sur le papier, l’ambition est angélique : réduire la dépendance aux énergies fossiles importées, accélérer l’électrification des usages et renforcer la production d’électricité décarbonée.
Matignon assure conjuguer souveraineté énergétique et stabilité des prix. Mais derrière cette promesse, les mécanismes retenus laissent présager du contraire et d’un transfert de coût massif vers les ménages.
Le texte prévoit une relance du nucléaire avec la construction de 6 réacteurs EPR2 mis en service à horizon 2038. L’État prévoit de contribuer au financement grâce à des prêts à taux avantageux et un dispositif garantissant aux producteurs 100 euros le mégawattheure (en valeur 2024).
Si le coût réel des réacteurs dépasse les prévisions ou si les prix de l’électricité sur le marché restent en dessous de ce niveau, la différence sera compensée directement ou indirectement par le contribuable ou l’usager via sa facture.
De Charybde en Scylla : la PPE 3 accélère le développement des énergies renouvelables, avec des objectifs élevés pour le solaire et l’éolien d’ici 2035. Ces capacités supplémentaires, onéreuses et à la production aléatoire, seront soutenues par des appels d’offres et des rémunérations complémentaires.
Même s’ils sont présentés comme maîtrisés, ces dispositifs reposent sur des charges de service public. Elles finissent par être intégrées aux factures d’électricité ou financées par des prélèvements.
Réseaux, gaz et taxes : la face cachée de la PPE 3.
Autre point sensible, les réseaux électriques. L’électrification de l’industrie, des transports et du chauffage suppose des investissements considérables pour renforcer et adapter les infrastructures. Ces dépenses sont financées en grande partie par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE) directement prélevé sur la facture des usagers.
Résultat, même si le prix de l’énergie fait relâche, le coût d’acheminement continuera de progresser.
Le gaz est également de la partie. La montée en puissance du biométhane s’accompagne, dès 2026, d’un mécanisme de certificats de production imposé aux fournisseurs. Le texte prévoit que le prix payé par le consommateur se rapproche du coût de production réel du biométhane, plus élevé que celui du gaz fossile. Ce qui se traduira par une hausse des tarifs pour les ménages chauffés avec cette énergie comme pour de nombreux professionnels.
À ces éléments s’ajoutent des dispositifs moins visibles, comme les obligations d’économies d’énergie et différents certificats environnementaux que l’État impose aux fournisseurs. Ils ne figurent pas toujours dans le budget de l’État, mais sont répercutés dans les prix, de biais, plus sournoisement.
Cette multiplication de mécanismes extrabudgétaires brouille la lisibilité de la facture réelle, tout en grevant le pouvoir d’achat de consommateurs déjà enfouis sous les taxes, impôts et prélèvements divers.
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Une réponse
CONTRE les éoliennes et la PPE3. Association PIEBÎEM :
https://piebiem.webnode.fr