Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Guerre en Iran : hausse des prix à la pompe

Le 9 mars 2026, Benoît Perrin était l'invité de Christine Kelly sur Europe 1.

 

3 réponses

  1. Il ne faudrait cependant pas oublier que la TIPP a longtemps correspondu au coût de l’entretien routier (rapport Brossier des années 80).
    Je ne sais pas où l’on en est aujourd’hui mais il ne parait pas anormal que l’impôt sur le carburant à usage routier paye la route.

    1. M. Gérard a raison.
      Dispose t-on d’une estimation de ce que coûte en argent public la route, par exemple rapporté au nombre de km parcourus annuellement en France : construction des routes, entretien annuel, signalisation, coût de la sécurité et de l’accidentologie, coût de la pollution, coût du contrôle du bon usage (police de la route), coût des jugements de police induits … ?
      Et pour faire bonne mesure, dispose t-on de l’identique pour le rail et l’aérien ?
      On connait à peu près les taxes perçues mais pas le total des coûts publics déboursés en face.
      Bon, une bonne évolution dans cette crise sur les coûts des carburants fossiles : apparemment le fameux  »quoi qu’il en coûte ! » sorti droit dans les yeux façon effet d’annonce inepte à la TV le 12 mars 2020 du président Macron est cette fois-ci relégué aux oubliettes.

  2. REFLEXION

    Le 19 juin, Roosevelt envoie un message réclamant la mise en œuvre d’une politique fiscale d’envergure afin de lutter contre la concentration desrichesses et du pouvoir économique. Pourquoi ne pas augmenter les taux d’imposition des revenus, des droits de succession et les impôts sur les sociétés…., Roosevelt rappelle l’importance de l’évasion fiscale. D’après les informations transmises par le ministère des Finances, cinquante huit personnes disposant de revenus supérieurs à un million de dollars en 1932 ont réussi à ne payer des impôts que sur une petite assiette de leurs revenus (37 %) en utilisant les niches du code fiscal. À la fin du mois d’août, la première grande loi fiscale de l’administration Roosevelt cible les citoyens les plus fortunés et les plus grandes entreprises. La très forte progressivité est une victoire des juristes et de leur conception morale de l’impôt……..La mesure émane une fois de plus des fiscalistes de l’administration qui pensent que les dirigeants d’entreprise dissimulent une partie des bénéfices pour non seulement payer moins d’impôts, mais également limiter la politique de relance de l’économie menée par les New Dealers.
    Couplée à l’instauration de la sécurité sociale en 1935, la réforme fiscale rend le Président extrêmement populaire et lui assure une réélection très facile en 1936. Cette victoire prouve également la popularité de la politique de « faire payer les riches dans le pays . Comme beaucoup d’Américains le pensent alors, l’accumulation de grandes fortunes dans les années 1920 a été un facteur déclenchant de la crise de 1929.

    Le riche banquier J. P. Morgan Jla fiscalité est une affaire uniquement juridique. Tout le monde a le droit de faire ce qu’il veut à partir du moment où la loi ne dit pas que c’est mal ». Il ajoute même que, « si le gouvernement trouve à redire à l’évasion fiscale, il doit changer la loi.
    Le Congrès devrait savoir comment collecter les impôts. Ce n’est pas aux contribuables de réparer les erreurs du Congrès ». Le banquier n’est pas isolé dans ses attaques, et beaucoup de républicains et d’hommes d’affaires rappellent au Président que sa riche famille a dans le passé utilisé les niches fiscales existantes.

    Le 28 mai 1938, les mesures fiscales sont adoptées sans la signature du président Roosevelt car celui-ci refuse de faire de tels cadeaux aux riches hommes d’affaires. Le Président est persuadé que le peuple américain le suivra dans sa détermination…..

    La défaite de l’automne 1938 sonne le glas des attaques contre les plus hauts revenus et de l’usage de l’impôt pour réformer le capitalisme aux États-Unis…….

    Après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941….L’impôt sur le revenu est donc levé en masse, et les classes moyennes sont mises fortement à contribution pour financer l’effort de guerre. Si les taux marginaux d’imposition demeurent forts pour les tranches les plus élevées, les citoyens les plus riches ne sont plus les seuls à acquitter l’impôt….

    Au début des années 1950, les revenus les plus élevés seront imposés à hauteur de 91 % –

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