Si le déficit public s’améliore, ce n’est pas parce que l’État a réduit son train de vie, mais parce qu’il soutient moins celui des contribuables.
Moins d’aides aux entreprise, fin ou réduction du chômage partiel, baisse progressive des boucliers tarifaires (énergie), et une inflation augmentant les recettes de TVA. L’accumulation de ces facteurs a eu un impact modeste, mais réel sur le déficit comme en attestent les chiffres dévoilés par l’Insee le 27 mars dernier.
Malgré cette amélioration du déficit, la France s’éloigne de ses objectifs européens
Paris s’était engagé à ramener le déficit en deçà de 3 % du PIB d’ici 2029. Le gouvernement vise désormais un retour « sous les 5 % » en 2026, d’après les derniers commentaires de Sébastien Lecornu.
On parle de déficit public lorsque les dépenses de l’État dépassent les recettes, expliquent les économistes.
Faute de croissance suffisante, l’État dispose de différentes options pour rétablir l’équilibre : stimuler l’économie, réduire les dépenses, augmenter les impôts ou s’endetter.
La France recourt massivement à cette dernière possibilité depuis les années quatre-vingts. En pourcentage du PIB (113%), l’Hexagone fait aujourd’hui partie du trio de tête européen, juste après la Grèce (155%) et l’Italie (135%).
Selon les estimations officielles, la dette française voisinait 3 460 milliards d’euros fin 2025.
La remontée des taux d’intérêt lié à la guerre en Iran renchérit mécaniquement les intérêts dus aux créanciers du pays. Pas d’un seul coup, mais de manière progressive, car l’État refinance le stock de dette par étapes, au fil des échéances.
« Sous l’effet du refinancement progressif du stock de dette à des taux de marché plus élevés », la Cour des comptes estimait récemment que la charge d’intérêt augmenterait d’environ 5 milliards d’euros en 2026 pour atteindre 65 milliards.
L’Agence France Trésor indique que le Taux de l’Échéance Constante à 10 ans (TEC 10) était de 3,79 % le 26 mars 2026 contre 3,42 % fin février.
Le besoin de financement de l’État, étant évalué à 305 milliards d’euros (2026) par l’Agence France Trésor (AFT) un coût marginal d’émission de + 0,37 point (3,79 % contre 3,42 %), représente donc 1,1 milliard d’euros d’intérêt supplémentaire (sur une année complète).
On peut aussi évaluer l’impact de ce renchérissement des taux d’intérêt par rapport à 2025.
En octobre 2025, l’AFT recensait un taux moyen pondéré de 2,78 % pour l’ensemble des émissions placées en 2025. Si l’État se finance autour de 3,42 % en 2026, l’écart (0,64 point) occasionnera un surcoût de l’ordre de 2 milliards d’euros.
Aux 5 milliards d’euros de loyer supplémentaire estimé par la Cour des comptes, s’ajouteront donc 1 à 2 milliards d’euros supplémentaires si les taux se maintiennent à un niveau élevé.
2 réponses
Ben oui, ben oui. Quand va t on finir par se rendre compte que la dette publique est notre problème majeur ? Et qu’il est inique de refiler cette montagne de dettes publiques qui gonfle toujours plus d’année en année à 3, 4, 5 générations après nous ?
le »quoi qu’il en coûte ! » : quelle ineptie !, quelle inconscience !, quelle irresponsabilité !
Pour commencer et pour faire simple :
je voudrais remercier la droite qui a tourné le dos à Monsieur François Fillon en 2017.
en résumé : Il n’y pas que le Liban qui doit changer de régime …. la France aussi.
La Démocratie représentative est morte – Vive LA nouvelle Démocratie !
Démocratie comme en Allemagne, comme en Suisse, en Nouvelle-Zélande, au Canada, … comme ailleurs.
(Le Grand-père et le Président. Dialogues fictifs entre Auguste et Antoine de Monsieur Fontanet).
Quoi que … a bien y réfléchir … ?
Ce qui était encore possible en 2017 … ne le sera pas-ou-plus en 2027.
Merci de votre attention
Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD